Une appropriation de l’espace privé et public



Après avoir investi en 2006 et 2007 les trois ateliers de la Résidence Georges Néel, Ju Jeong-Ae, Benoît Thiollent et Alain Penzes, organisateurs de la Fausse Biennale de Sotteville, ont montré un intérêt particulier à travailler en 2009 également dans la rue, avec des containers.

La Fausse Biennale 2009 a pour ambition d’ouvrir à nouveau les ateliers d’artistes et d’extraire six containers du flux incessant d’échanges commerciaux internationaux
afin de permettre aux talents sottevillais de s’exprimer.





Symboles de la société globalisée, les containers sont 18 millions dans le monde,
pour 200 millions de voyages dans l’année. De norme internationale de
standardisation ISO, ils se caractérisent par leur autonomie, leur mobilité et leur
flexibilité.

Un bien bel objet, donc, détourné de son usage pour servir d’écrin à des œuvres
artistiques éphémères et proposé aux artistes sottevillais sur le principe d’un espace
d’expression libre.

Le temps de la société de consommation arrête ainsi sa course à Sotteville-les-
Rouen durant un weekend, pour devenir le temps des artistes.

A eux d’exprimer leur message personnel et de représenter collectivement le besoin d’une place plus grande des arts plastiques dans la vie de la cité.